Les lieux que nous habitons continuent souvent de nous habiter. La pratique de Monika Emmanuelle Kazi fait revivre des espaces domestiques et des souvenirs familiaux nourris par une expérience diasporique entre Pointe-Noire en République du Congo, où elle a grandi, et Paris.
Avec terrain meuble, l’artiste transforme le CCS en une architecture traversée par les souvenirs. Une structure de cimaises mobiles occupe l’espace. Les murs deviennent des surfaces de projection où affleurent des récits familiaux, des traces d’enfance et des histoires plus larges liées aux héritages coloniaux, aux échanges économiques et aux flux des matières et ressources premières.
L’exposition est co-construite avec la Halle Nord à Genève, et y sera ensuite présentée du 18 décembre au 31 janvier.
